Il est étonnant de constater à quel point l'histoire, même personnelle, se répète. Je crois avoir déjà évoqué ici mes épisodes sentimentaux de la première partie de mon histoire lycéenne, mais comme il ne me semble pas avoir été particulièrement équivoque, je vais résumer, et même assumer, puisque la page est tournée.
Avant toute chose, il me parait nécessaire de préciser que le fait de croire qu'on ne peut être amoureux (et donc éprouver des sentiments que pour) que d'une personne à la fois est une hérésie. Je ne tente nullement par là de me justifier, notez bien, je voudrais juste éviter de blesser certaines personnes.
Elle s'appelait Margot.
Il est difficile d'établir une échelle dans ses sentiments, mais je la mettrai à 6, sur une échelle de 10, en admettant que la plupart de mes amies soient à 2.
Il m'arrivait de passer des cours entiers sans pouvoir en détacher mes pensées ... Et nous sommes resté deux ans dans la même classe, vous pensez donc bien qu'il y a eu beaucoup de cours. Je ne me mettais que trop rarement à côté d'elle, sauf par périodes, des journées, parfois des semaines, où je ressentais le besoin d'être plus proche, de la frôler même qu'un instant, de la sentir rien qu'un moment.
Je ne sais pourquoi je ne lui en ai jamais dit mot, était-ce de la peur ? La peur d'un premier échec ? Sans doute, toujours est il qu'à la fin de mon premier semestre de seconde, je savais que jamais je ne lui en parlerai.
Ces deux années ont passé, et mes sentiments ont perduré. Je peux maintenant en faire sereinement le bilan, puisque le destin m'a conduite loin de son chemin. Il m'était indispensable de me poser une ou deux questions.
Est-ce que je regrette de ne pas avoir essayé ?
Oui, résolument oui, si ça se trouve elle me détestait, ce qui n'aurait pas été étonnant, mais quand même, juste pour savoir, juste pour être fixé, je regrette de ne pas avoir essayé.
Est-ce que je suis sur de ne jamais refaire la même erreur ?
Malheureusement non. Et c'est là que je voulais en venir, j'ai beau m'en être énormément voulu, je ne suis pas sur que si l'occasion se représentais (et elle se représente, vous pensez bien que je n'écris pas tout ça pour rien), je ne ferai pas la même erreur.
Hélas non, je ne suis pas certain au jour d'aujourd'hui de ne pas laisser passer ma chance ... encore. Je pourrai prendre des résolutions, me faire deux ou trois promesses, y croire vraiment, mais cela ne changerai rien au fait que mince ... ça recommence.